Arthur
Aussi fréquent que les habitants d'une grande ville.
L'histoire que cache Arthur
En 1970, 48 garçons s'appelaient Arthur en France. En 2011, 4 263. Multiplier par 89 en quarante ans, c'est la trajectoire d'une start-up — pas d'un prénom médiéval porté par un roi légendaire de la Table Ronde.
Artos en celte signifie « ours » — l'animal-totem des chefs bretons. Le roi Arthur, qu'il ait existé ou non, a donné au prénom neuf siècles de prestige littéraire : Chrétien de Troyes, Thomas Malory, T.H. White, Monty Python. Mais tout ce prestige ne servait à rien quand il s'agissait de nommer un bébé dans la France des années 1970-80. Arthur sentait le château fort, l'enluminure et la poussière. Puis les parents millennials sont arrivés.
La résurrection d'Arthur suit le même schéma que celle de Léon, Jules et Louis : un prénom « endormi » est redécouvert par une génération qui n'a aucun souvenir direct de ses porteurs originaux. Trois générations d'écart suffisent pour transformer le « vieillot » en « vintage ». Arthur a bénéficié d'un bonus supplémentaire : la fantasy. Le succès de la série Kaamelott (2005-2009), puis du film d'Alexandre Astier, a rappelé le prénom au grand public dans un registre humoristique et moderne, loin de l'imagerie poussiéreuse des manuels scolaires.
Les Hauts-de-Seine (indice 2,53) sont le fief d'Arthur — comme pour Raphaël et Gabriel, c'est la bourgeoisie de l'ouest parisien qui a adopté le prénom en premier. Arthur partage avec eux un positionnement « néo-classique du 92 » : distingué, historique, et suffisamment rare au départ pour signaler un capital culturel. Avec 18 449 naissances entre 2018 et 2022, Arthur est solidement installé dans le top 10. Le roi est revenu — et cette fois, il semble décidé à rester.
📈 122 ans d'histoire en un graphique
La montée, le pic, la chute, le retour — toute la trajectoire de Arthur depuis 1900, année par année.
Répartition géographique
Arthur est 2.5 fois plus fréquent dans les Hauts-de-Seine qu'en moyenne nationale française.
Plus grands volumes bruts
- 1. Paris 9 890
- 2. le Nord 9 810
- 3. les Hauts-de-Seine 5 295
- 4. le Pas-de-Calais 5 030
- 5. le Rhône 4 795
Plus fortes concentrations relatives
- 1. les Hauts-de-Seine × 2.5
- 2. la Haute-Savoie × 1.5
- 3. la Haute-Garonne × 1.4
- 4. la Guyane × 1.4
- 5. le Haut-Rhin × 1.4
Les volumes bruts indiquent où vivent le plus de porteurs. Les concentrations relatives (Location Quotient) indiquent où le prénom est proportionnellement plus fréquent qu'ailleurs.
Prénoms apparentés
Quatre angles de parenté statistique pour explorer les prénoms proches par région, origine, génération ou trajectoire.
Questions fréquentes sur Arthur
D'où vient le prénom Arthur ?
Arthur est un prénom d'origine celte. Son étymologie remonte à cette tradition culturelle spécifique.
Voir tous les prénoms d'origine celte →Combien de Arthur sont nés en France ?
Selon le fichier INSEE, 138 480 personnes ont reçu ce prénom en France entre 1900 et 2024.
Découvrir les records des prénoms français →Quelle est l'année de pic du prénom Arthur ?
Le prénom Arthur a atteint son pic statistique en 2011, année durant laquelle 4 265 enfants ont reçu ce prénom en France.
Dans quel département le prénom Arthur est-il le plus concentré ?
Arthur est 2.5 fois plus fréquent dans les Hauts-de-Seine qu'en moyenne nationale.
Arthur est-il un prénom féminin ou masculin ?
Arthur est un prénom majoritairement masculin en France.
Explorer tous les prénoms masculins →Arthur est-il un prénom à la mode en 2026 ?
Arthur est un prénom stable en 2026 : son attribution reste régulière sans tendance franche.
Voir tous les prénoms de cette tendance →Écrire Arthur quelque part
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